Savigny-sur-Orge (91) : La réhabilitation plutôt que le relogement forcé

À Savigny, les locataires du bailleur Seqens contestent fermement le relogement qui leur a été annoncé le
mois dernier. Si leurs immeubles souffrent de sérieux problèmes d’isolation, les habitants réclament avant tout une réhabilitation de leur cadre de vie, et non un départ contraint, sans garanties ni perspectives claires.
Présente à Savigny le 10 décembre 2025, la CNL a exprimé sa vive inquiétude face à une décision prise dans la plus grande opacité. À ce jour, aucun projet précis de démolition ou de réhabilitation n’a été officiellement présenté aux locataires, laissant planer le doute sur les véritables intentions du bailleur.
Plus préoccupant encore, Seqens refuse de transmettre le rapport d’expertise sur lequel il fonde sa décision de relogement. En privant les habitants de cette information essentielle, le bailleur entretient un climat de suspicion et de défiance, au détriment du dialogue et du respect des droits des locataires. La CNL réaffirme son soutien aux habitants et exige transparence, concertation et des solutions durables, à commencer par la réhabilitation des logements existants.
Lors d’une réunion réunissant le bailleur LLI, la mairie et l’amicale des locataires, la CNL et l’amicale Massy Opéra ont vivement contesté les choix techniques retenus dans la réhabilitation des résidences YE.
En cause : des fenêtres des loggias qui cognent contre les murs et les vitres intérieures, des loggias partiellement inaccessibles, des poignées de fenêtres de salle de bain placées trop haut et des boîtes aux lettres installées hors de portée pour de nombreux habitant·es.
Les locataires dénoncent des décisions prises sans réelle concertation et contraires au bon sens, notamment face aux enjeux de confort lors des fortes chaleurs. Dans ces 235 logements désormais sans gardien, le manque de communication alimente l’insatisfaction et la colère des résidents, qui estiment ne pas être entendus.

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