Cyclone Garance : un an après, la CNL alerte sur les logements toujours fragilisés

Un an après le passage du cyclone Garance à La Réunion, Erick Fontaine, administrateur de la CNL, dresse un constat alarmant : de nombreux immeubles sociaux restent insuffisamment sécurisés, malgré les engagements pris par plusieurs communes.

Dans des quartiers de Saint-Benoît, Bras-Panon ou Saint-André, des toitures restent provisoires, des menuiseries fragiles n’ont pas été remplacées et des travaux de sécurisation n’ont pas été menés jusqu’au bout. La CNL avait demandé des arrêtés de péril pour permettre l’intervention d’experts indépendants et vérifier la solidité des bâtiments. Ces mesures n’ont pas été prises.

Pour la CNL, cette situation est irresponsable. Sans expertise sérieuse, les mêmes erreurs de construction ou de réparation risquent de se reproduire, mettant en danger les locataires lors de futurs événements climatiques.
« Si Garance était passé la nuit, les conséquences auraient pu être dramatiques », alerte Erick Fontaine.

La CNL de la Réunion exige :

  • des expertises indépendantes sur tous les immeubles touchés
  • des travaux définitifs et conformes aux normes
  • une responsabilité claire des bailleurs et des collectivités
  • la mise en sécurité immédiate des locataires

À l’heure où les catastrophes climatiques se multiplient, le droit à un logement sûr et digne doit être garanti partout, y compris dans le logement social. La CNL appelle les locataires à se mobiliser pour faire respecter leurs droits, notamment à l’approche des élections des représentant·es des locataires en 2026.

Notez vos candidats aux élections municipales sur le logement

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