Depuis le 1er novembre, la trêve hivernale offre un répit temporaire aux familles menacées d’expulsion. Mais pour la CNL, ce répit ne suffit plus face à l’urgence sociale : en 2024, plus de 24 500 ménages ont été expulsés, soit une hausse de 29 % en un an.
La loi Kasbarian-Bergé, votée en 2023, a encore aggravé la situation en accélérant les procédures et en fragilisant les associations de défense des locataires.
Alors que la précarité explose et que l’État se désengage du logement social, la CNL appelle à une politique radicale de ZÉRO expulsion et à la mise en place d’une Sécurité sociale du logement : une caisse nationale de protection locative pour prévenir les impayés, sécuriser les parcours et garantir que plus personne ne soit jeté à la rue.
La CNL demande également :
- L’abandon de la RLS et un réinvestissement massif de l’État dans le logement social,
- Le gel des loyers et un moratoire sur les charges,
- L’encadrement des loyers et l’extension du permis de louer pour lutter contre l’habitat indigne.
La trêve hivernale doit devenir le socle d’un véritable droit au logement pour toutes et tous.


