Face à la hausse des prix du carburant, pas besoin d’usine à gaz. C’est en substance ce que déclare la Confédération nationale du logement (CNL) dans un communiqué publié le 14 avril. Consultée à la hâte par le gouvernement la CNL critique le projet de plafonnement des prix des carburants porté par l’exécutif. L’association y voit une mesure trop complexe et surtout insuffisante face à la flambée actuelle.
Selon elle, le dispositif ne bloque pas réellement les prix mais se contente d’en limiter les variations. « Derrière une façade d’interventionnisme, le gouvernement orchestre en réalité l’impuissance publique.Une posture de plus, tandis que des millions de ménages suffoquent», dénonce la CNL.
L’organisation pointe aussi un angle mort majeur : aucune action n’est prévue sur les taxes ni sur les marges des groupes pétroliers, alors que les prix dépassent déjà les 2 € le litre. À l’inverse, elle cite l’exemple de l’Espagne, où une baisse de la TVA a permis une réduction immédiate et visible des prix à la pompe. Une approche jugée plus simple et plus efficace.
Pour la CNL, il est urgent de changer de cap et de ne plus « lisser » la hausse, mais de s’y attaquer directement. « Le pouvoir d’achat ne se lisse pas. Il se défend. »
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