Alors que la crise du logement continue de frapper durement les locataires, la Confédération nationale du logement (CNL) dénonce un nouveau recul du gouvernement sur l’encadrement des loyers. Dans un communiqué publié le 26 mai, l’association s’inquiète des conclusions d’un rapport qui pourrait servir de prétexte à un affaiblissement du dispositif, pourtant reconnu pour ses effets positifs.
L’encadrement des loyers a permis de limiter les hausses abusives dans les zones tendues, de faire baisser certains loyers et de redistribuer plusieurs centaines de millions d’euros en faveur des locataires, sans provoquer de baisse de l’offre locative à Paris.
Le véritable problème ne réside pas dans le principe de l’encadrement, mais dans son manque d’effectivité. La CNL pointe notamment les nombreux contournements du dispositif via les compléments de loyers et l’insuffisance des contrôles publics.
Face à cette situation, la CNL demande non seulement la pérennisation du dispositif, mais aussi sa généralisation à l’ensemble des zones tendues. Elle revendique également un plan massif de construction de logements sociaux, le renforcement de la loi SRU, l’instauration du permis de louer et la création d’une véritable Sécurité sociale du logement.
À quelques mois de la fin de l’expérimentation actuelle, la CNL appelle les parlementaires, les collectivités locales, les associations et les locataires à se mobiliser pour défendre le droit de toutes et tous à un logement digne et accessible.


