Présenté comme un plan « radical », le plan logement du gouvernement promet 2 millions de logements d’ici 2030. Mais derrière les annonces, ce sont surtout les locataires et les ménages populaires qui paient l’addition. Alors que près de 3 millions de ménages attendent un logement social, l’exécutif fait le choix de relancer la spéculation immobilière via de nouvelles niches fiscales, sans contreparties sociales.
Le logement social, lui, est une nouvelle fois sacrifié : maintien de la RLS, ponctions financières sur les bailleurs, baisse des aides à la pierre et remise en cause des droits des locataires. Pire encore, les orientations annoncées ouvrent la voie à une facilitation des expulsions et à un recul historique des protections sociales.
Face à cette fuite en avant libérale, la CNL exige un véritable plan massif de construction de logements sociaux, la suppression de la RLS, le réengagement de l’État et la mise en place d’une Sécurité sociale du logement. Le droit au logement n’est pas un jeu de société.


