La Confédération nationale du logement alerte sur une nouvelle dérive sécuritaire avec le projet de loi « RIPOST », actuellement examiné au Sénat. Dans un communiqué publié le 18 mai, l’organisation dénonce un texte qui, sous couvert de lutte contre les troubles à l’ordre public, renforcerait surtout la pénalisation des classes populaires et des quartiers populaires.
La CNL estime que ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des lois Kasbarian-Bergé et des récents textes liés au narcotrafic, avec un recours accru aux sanctions rapides et aux amendes forfaitaires. L’association s’inquiète notamment des conséquences pour les jeunes, rappelant que les mineurs ne représentent que 14 % des infractions constatées et dénonçant des mesures qui fragiliseraient les principes éducatifs de la justice des mineurs.
Pour la CNL, la réponse aux tensions sociales ne peut être uniquement sécuritaire. Elle appelle le gouvernement à agir sur les causes profondes : crise du logement, précarité, inégalités territoriales et affaiblissement des services publics. L’organisation réclame notamment une relance massive du logement social, un ANRU 3 ambitieux et la mise en place d’une véritable sécurité sociale du logement.


