La baisse du taux du Livret A à 1,5 % au 1er février constitue une double peine pour les ménages modestes : elle réduit la rémunération de l’épargne populaire tout en laissant intactes les difficultés quotidiennes des locataires confronté·es à la hausse des loyers, des charges et de la précarité énergétique.
Présentée comme favorable au financement du logement social, cette décision ne peut se faire au détriment des épargnant·es et sans contreparties concrètes pour les locataires. Pendant des années, la hausse du Livret A a servi de prétexte à l’augmentation des loyers et au gel des APL. Aujourd’hui, la logique doit s’inverser : la baisse du Livret A doit entraîner une baisse des loyers.
Face à l’explosion des impayés et à une crise sociale majeure, la Confédération Nationale du Logement interpelle les bailleurs sociaux et l’Union sociale pour l’habitat : cette décision doit profiter immédiatement aux locataires.
La CNL réaffirme ses exigences :
- gel des loyers,
- moratoire sur les charges,
- augmentation des APL,
- suppression de la RLS et réengagement de l’État pour une véritable justice sociale dans le logement social.
Les locataires attendent des actes, pas des discours.


