Alors que 2,8 millions de ménages sont en attente d’un logement social et que les loyers explosent dans les zones tendues, la proposition de loi « visant à conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction », portée notamment par Dominique Estrosi Sassone, apporte de mauvaises réponses à une crise pourtant bien identifiée.
La Confédération Nationale du Logement alerte sur un texte qui fait le choix politique de privilégier la rentabilité immobilière et le droit de propriété, au détriment du droit au logement. Facilitation des expulsions, remise en cause de la loi SRU, ventes de logements HLM, augmentation possible des loyers après rénovation : autant de mesures qui fragilisent encore davantage les locataires et le logement social.
Pour la CNL, la crise actuelle n’est pas due à une prétendue sur-protection des locataires, mais au désengagement de l’État, à l’asphyxie du logement social et à la financiarisation du logement. Face à l’urgence sociale, la CNL appelle à un changement de cap : investir massivement dans le logement social, garantir l’égalité territoriale et faire du droit au logement une priorité réelle.


