Préférence nationale, fin de la loi SRU : Le Pen part en guerre contre les HLM.

Marine Le Pen a proposé ce dimanche 13 septembre de supprimer la loi SRU et d’instaurer la préférence nationale dans l’attribution des logements sociaux.

Alors que près de trois millions de ménages attendent aujourd’hui un HLM, ces annonces, aux relents racistes et xénophobes, passent à côté de l’essentiel : la France manque cruellement de logements sociaux.

La préférence nationale ne résoudra rien à cette pénurie. Les attributions sont déjà encadrées par des conditions de ressources strictes et des critères de priorité fixés par la loi. Faire croire que les étrangers seraient les grands responsables de la crise du logement relève donc du mensonge et d’une vieille logique de désignation de boucs émissaires, contraire à l’esprit de notre Constitution.
Supprimer la loi SRU serait tout aussi grave. Depuis plus de vingt ans, cette loi oblige les communes à prendre leur juste part dans la construction de logements sociaux. Elle porte une certaine idée de la République : celle qui refuse l’entre-soi, combat la relégation et considère que le droit à un logement digne doit pouvoir s’exercer partout.

À la CNL, nous défendons exactement le choix inverse de celui du RN : renforcer la loi SRU et durcir les sanctions contre les élus qui refusent de l’appliquer. Nous proposons notamment que les maires qui se soustraient durablement à leurs obligations puissent être déclarés inéligibles.
Car la vraie question n’est pas de savoir qui écarter du logement social. C’est de savoir quand notre pays se donnera enfin les moyens d’en construire suffisamment et de faire respecter la loi partout.

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