Les incendies qui frappent la Gironde, les Landes, le Var… constituent l’une des plus graves catastrophes climatiques que notre pays ait connues depuis des décennies. Plus de 42 000 hectares déjà ravagés, 220 000 personnes évacuées, plus de 100 000 salariés impactés et des centaines de bâtiments détruits ou gravement endommagés. Des milliers de sapeurs-pompiers, au péril de leur vie et de leur santé, poursuivent sans relâche leur combat contre ces feux, trois d’entre eux ont perdu la vie et 88 ont été blessés…
La CNL adresse tout son soutien et sa solidarité aux habitant.es sinistré.es, aux familles contraintes de quitter leur logement, ainsi qu’à l’ensemble des pompiers, agents publics, bénévoles et services mobilisés sur le terrain.
La CNL demande au gouvernement la mise en oeuvre immédiate de 4 mesures exceptionnelles
- La création d’un fonds national spécial d’indemnisation permettant une prise en charge rapide des ménages ayant perdu leur logement ou leurs biens
- La réquisition des logements vacants afin de reloger immédiatement les familles évacuées
- La réquisition des résidences secondaires inoccupées dans les secteurs touchés, lorsque cela est nécessaire, afin de garantir un hébergement digne aux populations sinistrées
- La suspension temporaire des locations touristiques de type Airbnb et l’interdiction de louer dans les territoires concernés et les territoires voisins, afin de remettre rapidement des logements d’habitation sur le marché pour accueillir les personnes sinistrées
Cette catastrophe rappelle également une réalité que certains continuent d’ignorer : le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine. Il frappe aujourd’hui nos territoires, nos logements et nos populations. L’heure n’est plus seulement à rechercher les auteurs des départs de feu. La véritable question est désormais de savoir pourquoi nos forêts, nos sols et nos territoires s’embrasent avec une telle rapidité.
Les scientifiques alertent depuis des années : l’intensification des sécheresses, les épisodes de grêles, les inondations, la conséquence des sécheresses, la multiplication des épisodes caniculaires et l’aggravation du dérèglement climatique créent les conditions de mégafeux de plus en plus violents. Continuer à traiter ces catastrophes comme de simples faits divers reviendrait à ignorer leurs causes profondes.
C’est pourquoi la CNL dénonce les choix budgétaires qui conduisent à affaiblir les politiques de transition écologique, notamment les réductions des crédits consacrés au Fonds vert et la loi Duplomb 2.
Au moment où nos territoires ont besoin d’être adaptés aux conséquences du changement climatique, il est absolument irresponsable de diminuer les investissements destinés à prévenir ces catastrophes. Prévenir coûte toujours moins cher que reconstruire.


